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vendredi 11 mai 2018

Cinq clés pour développer l'intelligence émotionnelle au collège et au lycée


Et si je vous demandais ce que vos élèves doivent apprendre en classe...
Pourriez-vous lister ce qui est, selon vous, le plus important?

Réagiriez-vous comme la majorité des enseignants que je rencontre lors de mes formations?

Ceux-ci répondent que la connaissance disciplinaire est fondamentale mais que pour s'épanouir scolairement puis professionnellement, les élèves doivent apprendre à être tenaces, persévérants, maîtres d'eux-mêmes, à l'écoute, autonomes, coopératifs...


Ces compétences dites transversales constituent l'Intelligence Émotionnelle décrite par Daniel Goleman. Mais elles sont également considérées par d'autres courants tels que celui de la "Communication Non Violente" de Marshall Rosenberg, ou la "Discipline Positive" de Jane Nelsen et Lynn Lott. 

L'enjeu est en effet de  prendre conscience qu'un élève ayant une intelligence émotionnelle développée sera plus armé pour évoluer dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée. 

 

Qu'est-ce que l'intelligence émotionnelle?

Selon Daniel Goleman, l'Intelligence Émotionnelle correspond à:
- la capacité d'un individu à se connaître lui-même et à maîtriser ses émotions,
- la capacité d'un individu à comprendre les autres et à communiquer de manière respectueuse et constructive.

Ce concept implique donc une maîtrise de multiples compétences émotionnelles indispensables à chacun pour s'épanouir dans un monde social.

Bien souvent, les élèves en difficultés démontrent de très faibles capacités à gérer leurs propres émotions et à accepter celles des autres. Ceci les freine dans leur envie d'apprendre et de progresser. Les aider à développer ces nouvelles compétences émotionnelles constitue donc comme un levier concret de progrès scolaires et de réussite professionnelle.

Les 7 compétences essentielles à développer, selon Jane Nelsen:
  1. Je me sens capable,
  2. Je suis utile,
  3. Je fais des choix,
  4. Je fais preuve d’autodiscipline et de maîtrise,
  5. Je peux travailler respectueusement avec les autres,
  6. Je comprends de quelle façon mon attitude affecte les autres,
  7. Je suis capable de jugement et de réflexion.

 
Nous gageons donc qu'un travail quotidien, en classe, autour de ces 7 compétences contribue à développer l'intelligence émotionnelle des élèves et donc leur réussite. 


 Les comportements inappropriés sont les conséquences d'un besoin inassouvi d'appartenance et de compter 

 

La psychologie positive explique que tout conflit ou comportement inapproprié en classe ou sur la cour provient d'un besoin inassouvi, en particulier le besoin d'appartenance et de compter, très présent chez l'adolescent. 

La métaphore de l'iceberg illustre cet élément fondamental: la partie émergée est le comportement, tandis que la partie immergée correspond aux besoins du jeune.

Exemple de pensées d'adolescents: "Je suis nul en maths, je ne compte pas pour le professeur, je vais lui montrer que je m'en fiche et que le plus important pour moi ce sont mes camarades."

A l'inverse, un élève en difficultés mais qui sentira qu'il compte pour ses enseignants et ses camarades, trouvera le chemin vers un comportement plus adapté.  Il s'agit donc dans cet article de réfléchir aux moyens de développer la motivation intrinsèque des jeunes (partie immergée de l'iceberg), plutôt que la motivation extrinsèque (par des récompenses ou des sanctions) qui tend à limiter la responsabilisation et l'autonomie du jeune.

Alfred Adler va plus loin et explique qu'un élève qui n'a pas sa place en classe peut agir de quatre manières différentes (il a "4 buts cachés"):
-accaparer l'attention,
-prendre le pouvoir,
-prendre un revanche,
-confirmer sa croyance d'incapacité (ne pas travailler) .

Il est donc très utile, entant qu'enseignant de tenter d'identifier le "but" de l'élève afin de réagir au mieux dans son intérêt.


 Les cinq clés pour développer l'Intelligence émotionnelle de vos élèves:

 

1- "Se connecter" au jeune

 "Voir avec les yeux de l'autre, écouter avec l'oreille de l'autre, ressentir avec le cœur de l'autre. Pour l'instant voici une définition qui me semble acceptable pour ce que nous désignons sous le terme de sentiment social." Alfred Adler
Déjà dans les années 1960 Alfred Adler affirmait le caractère primordial de l'empathie dans les relations aux autres. L'enseignant doit tenter de rejoindre les préoccupations de ses élèves qui, il faut bien le reconnaître, ne placent souvent pas leurs priorités aux mêmes niveaux que les siennes. Là où la réussite scolaire prime pour l'enseignant, l'appartenance à un groupe d'amis se place souvent au premier plan pour les adolescents. Cet élément est à prendre en compte et devrait pouvoir constituer un levier pour le travail en équipe en classe et le développement de comportements coopératifs dans le cadre des apprentissages. 

Un enseignant "connecté" à ses élèves a donc le souci de les comprendre, de se mettre à leur place et de leur montrer qu'il se soucie d'eux. Nous pensons trop souvent que le jeune, pour évoluer de manière autonome, doit au contraire apprendre à travailler sans attendre les encouragements de ses professeurs. 



C'est ce que nous répondons à un élève qui se plaint qu'un enseignant "ne l'aime pas": "Travaille pour toi, tu en rencontreras d'autres des enseignants qui ne te considèrent pas, alors ne t'en soucie pas et apprends, quoi qu'il arrive." Si ce conseil peut sembler cohérent dans le souci de rendre l'élève autonome et indépendant, il faut savoir qu'il n'est tout simplement pas efficace pour la majorité des élèves. Il est en effet difficile pour un jeune de puiser en lui-même cette motivation intrinsèque nécessaire à surpasser ses obstacles d'apprentissages sans l'étayage et les encouragements de son enseignant.

D'autre part, plusieurs recherches sur l'empathie menées aux États-Unis ont montré que lorsque des enseignants témoignent très majoritairement qu'ils se soucient de leurs élèves, la plupart de ces derniers affirment ne pas ressentir cette empathie de la part de leurs professeurs. Considérons donc qu'un jeune, adolescent, est un être en construction qui a besoin des encouragements empathiques clairs et explicites de ses professeurs pour se construire, pour gagner en estime de lui-même et pour progresser. Les neurosciences nous éclairent sur le caractère physiologique de l'empathie sur les apprentissages. En effet, apprendre dans un climat serein et empathique permet la sécrétion d'une hormone, l'ocytocine. Cette hormone génère du bien-être et développe chez l'individu sa capacité à faire preuve à son tour d'empathie. Évoluer donc dans un climat serein contribue à développer des compétences sociales et donc l'intelligence émotionnelle. A l'inverse, dans un cadre stressant, le jeune va secréter une hormone surrénale appelée le Cortisol qui est capable de bloquer les apprentissages et peut aller jusqu'à détruire certains neurones.
Faire preuve d'une attention soutenue aux élèves contribue donc au développement de leurs compétences sociales par l'expérimentation d'un climat d'encouragement bienveillant.

Comment?
Voici quelques exemples: encourager les élèves, les impliquer dans tout processus de décision, ajuster le ton de notre voix, écouter "activement" en regardant l'élève et en lui montrant que nous sommes disponible pour lui, avoir recours à l'humour, accueillir ses émotions, questionner les élèves sur leurs ressentis et leurs difficultés, être curieux de mieux les connaître, considérer les talents de chacun, solliciter leur aide, rechercher une solution aux problèmes plutôt que les causes (voir point n°4), se centrer sur la progression plutôt que la perfection...


2- Développer les compétences communicationnelles (exprimer ses émotions et écouter celles des autres)
Les jeunes ont parfois du mal à exprimer ce qu'ils ressentent. Pourtant, accueillir les émotions en classe a deux effets positifs sur le climat de classe. Cela apaise l'élève qui a eu la possibilité d'exprimer une émotion négative et l'aide à mieux entrer ensuite dans les apprentissages. Cela développe l'empathie au sein du groupe classe puisque chacun a la possibilité de se rendre compte des émotions éprouvées par les autres. Il s'agit donc bien de s'écouter et de se connaître tout autant que d'écouter les autres et mieux les comprendre.

Dans un précédent article intitulé 5 astuces pour accueillir les émotions des élèves je détaille quelques mises en œuvre possibles. Vous y trouverez quelques pistes adaptées à tous les publics, premier comme second degré, et vous invite donc à le parcourir.

Accueillir et écouter les émotions peut s'entraîner durant des temps de vie de classe. Par de petites situations rapides durant lesquelles, par exemple, vous allez demander à un élève de parler devant la classe de ce qu'il aime faire alors qu'un autre va agir comme s'il ne l'écoutait pas. Faire verbaliser les élèves sur leur ressenti permettra de mettre en lumière les règles d'une écoute sincère et active: regarder la personne, hocher la tête pour l'assurer que l'on écoute, questionner, ne pas interrompre...

Autres règles à partager avec les élèves afin qu'ils s'expriment de manière respectueuse avec les adultes tout comme avec leurs camarades, notamment en situation de conflit:
-Utiliser le "je" et non le "tu",
-Utiliser un vocabulaire des émotions (un tableau pourrait être affiché) ,
-Être le plus précis possible.
Exemple: "Quand ...., je me suis senti... parce que...."
Si vous souhaitez approfondir cet aspect, des pistes sont à trouver dans la Communication Non Violente où l'on prône l'expression de nos propres sentiments et besoins, l'écoute sans jugement et le souci permanent de bienveillance à autrui.


3- Présenter les "4 buts cachés" aux élèves

Alferd Adler puis Jane Nelsen ont réalisé des recherches sur ce qu'ils appellent les 4 buts d'un élève dont le comportement n'est pas approprié.
Comme précisé plus haut dans cet article, ce comportement déviant s'explique par des motivations variées et classées sous quatre catégories. 





En effet, les chercheurs expliquent que l'élève "perturbateur" va chercher à:
-accaparer l'attention
-prendre le pouvoir
-prendre une revanche
-confirmer sa croyance d'incapacité (ne pas travailler et se faire oublier)

Au delà du fait qu'il est intéressant pour un enseignant de connaître ces "4 buts cachés" afin d'adapter son attitude aux besoins spécifiques du jeune, les faire connaître aux élèves doit leur permettre de développer de meilleurs compétences communicationnelles.

Voici un exemple de tableau élaboré par des élèves de primaire dans le but d'améliorer le climat de classe:
Source: "La discipline positive en classe"p107
Certes quelques idées sont à adapter pour le collège ou le lycée, mais je tenais à vous partager cet exemple inspirant dans la mesure où il illustre bien la volonté de l'enseignant de développer l'intelligence émotionnelle de ses élèves et surtout de les responsabiliser en leur apprenant que le comportement inapproprié d'un élève peut être l'affaire de tous. L'enseignant valorise ainsi la coopération et le collectif au service de l'individu.


4- La recherche collective de solutions
Selon Jane Nelsen, toute solution à une situation de conflit ou de comportement inapproprié doit comporter les quatre caractéristiques suivantes. 
Elle doit être:
-Reliée à la situation,
-Raisonnable,
-Respectueuse de l' (des) élève(s) concerné(s),
-Aidante pour  l' (des) élève(s) concerné(s).

Partant de cette base, il est utile d'encourager les élèves, durant des temps de vie de classe à rechercher par eux-mêmes des solutions aux problèmes vécus. Se centrer sur les solutions est le gage de permettre à l'élève concerné d'apprendre de son erreur. Que pourrions-nous trouver comme solution pour que cela ne se reproduise plus? Pour que nous ne fassions plus la même erreur?

Exemple du retard en classe. Quelles seraient les solutions à proposer à X pour qu'il arrive à l'heure en cours?

Passer par une première phase de Brainstorming durant laquelle toutes les idées sont écrites au tableau et faire confiance au groupe pour ensuite éliminer les idées farfelues ou celles qui ne correspondent pas aux quatre critères décrits plus haut.
Questionner ensuite les élèves sur le choix de la meilleure solution pour la classe, pour soi-même, pour l'élève concerné.

Permettre aux jeunes de vivre ces temps d'échanges et de résolution de problèmes va développer chez eux une certaine capacité à s'auto-réguler. Ils vont gagner en autonomie et en responsabilité tout en développant de nouvelles compétences sociales et civiques.


5-La pédagogie coopérative
Dans l'article intitulé Développer la coopération au Lycée. Pourquoi? Comment? vous trouverez quelques précisions sur ce sujet.
Autre article: Coopérer au collège et au lycée, quel intérêt?
N'hésitez pas également à parcourir les pages plus spécifiquement dédiées au premier degré car ne nombreux liens sont à faire tant l'enjeu de la coopération est transversal.
Bonne lecture!



Références:
-Jane Nelsen, Lynn Lott et Stephen Glenn "La discipline positive en classe", éditions du Toucan, 2018.
-Daniel Goleman "L'intelligence émotionnelle, l'intégrale" J'ai Lu, 2014.
-Marshall B. Rosenberg "La communication non violente au quotidien", Jouvence Editions, 2017



samedi 11 novembre 2017

5 astuces pour accueillir les émotions de nos élèves

Comme nous l'avons vu dans d'autres articles de ce blog, de nombreux facteurs entrent en compte dans la problématique de la gestion de notre classe: les sept leviers du climat de classe, la posture d'écoute et la bienveillance, la coopération et le travail de groupe,...

La gestion de classe est une problématique systémique, c'est à dire qu'elle met en jeu de nombreux paramètres interdépendants sur lesquels l'enseignant peut agir de manière très personnelle et propre à son contexte de classe. Cet article aborde donc la question épineuse de la gestion des élèves perturbateurs, de leurs émotions et de leurs comportements difficiles...il aborde le "OUI, toutes ces pistes sont formidables MAIS avec mon élève X ou mes élèves X, Y et Z...rien de fonctionne. Ils désorganisent nos situations d'apprentissages. Ils démotivent la classe en transmettant des idées négatives au groupe, ils me prennent toute mon énergie au point que je ne peux plus me consacrer sereinement au reste du groupe..."

Voici donc quelques astuces pour en finir avec de simples constats négatifs et tenter quelques améliorations significatives:

1-L'accueil des émotions de l'ensemble de la classe

Les nouvelles connaissances en neurosciences nous apprennent qu'il est fondamental de développer les compétences communicationnelles et l'intelligence émotionnelle des élèves.
Le psychologue Daniel Goleman définit l'intelligence émotionnelle comme la capacité à identifier et à gérer nos propres émotions et celles des autres. Il fait référence à de nombreuses recherches menées pour évaluer l'impact d'une IE développée, sur la réussite scolaire et professionnelle. Tous les résultats tendent vers une corrélation entre les deux éléments. Les enfants capables de gérer leurs émotions seront les adultes les mieux armés pour affronter les difficultés de la vie et réussir dans le monde du travail.

L'un des moyens simples de développer cette intelligence émotionnelle en classe est de mettre en œuvre des rituels d'accueil des émotions des élèves. Voici par exemple ce que j'ai mis en place dans ma classe:
Source: Bougribouillon.fr
Placées sur la porte de ma classe, ces jolies images sont à la disposition des élèves qui peuvent placer leur étiquette de prénom sur l'émotion ou l'état qui leur correspond le mieux au moment où ils entrent dans la classe. Ce dispositif a plusieurs avantages. Tout d'abord, il permet de réguler le flot des élèves qui entrent en classe car chacun prend le temps de positionner son étiquette avant d'entrer. Il permet à chacun de savoir en un regard comment va son camarade de classe, ce qui contribue à développer l'empathie chez des élèves trop souvent centrés sur eux-mêmes. Ils découvrent que d'autres camarades peuvent ne pas aller bien...C'est aussi pour nous un très bon outil d'évaluation de l'humeur du groupe en général mais il me permet surtout de savoir en un clin d’œil si un élève ne va pas bien. Je peux ainsi lui porter une attention particulière sans pour autant en parler collectivement devant la classe. J'ai pu sentir les effets bénéfiques de ce dispositif chez certains élèves. Une étiquette positionnée sur l'image "en colère" me permet d'échanger un regard bienveillant avec cet élève et de l'apaiser. Si je sens qu'il est toujours tendu, je prends un temps avec lui dès que possible mais sans l'exposer aux regards des autres.

Malgré ce dispositif, certains élèves perturbateurs ne parviennent pas à gérer leurs colères de manière autonome. Pour eux, j'ai mis en place en "Coin Calme"...

2-Le coin calme et le besoin de s'isoler

Certains élèves souffrent parfois de vivre au sein d'un groupe tout au long de la journée. Ce milieu social dynamique peut alors leur apparaître bruyant, fatiguant, stressant et agressif. En colère ou non, ils ont besoin de s'isoler et de trouver du réconfort. Le "Coin Calme" est conçu pour eux!

Un autre élément remarquable de ce coin si particulier est que l'élève doit y trouver des solutions pour se calmer tout seul et ainsi mieux s'armer pour gérer ses émotions dans différentes situations de sa vie d'enfant et de jeune adolescent.

J'ai pris beaucoup de plaisir à organiser dans ma classe cet espace de bien-être.

Voici ce que l'on y trouve pour le réconfort:

-Des coussins moelleux
-Des peluches
-Des balles anti-stress
-Un lecteur de CD + le magnifique CD de méditation "Mindfulness, La pleine conscience pour les enfants"
-Des images de nature
-Des livres

Voici ce que l'on y trouve pour gérer soi-même ses émotions:

-Un affichage du degré de colère. 
L'élève doit l'utiliser en arrivant au coin calme. S'il y entre "furieux", il devra attendre de descendre dans le vert "Très bien, je peux repartir travailler" et faire lui-même le geste de placer le curseur sur le vert, avant de sortir du coin.
-Une carte de solutions pour calmer une colère.










-Une palette de 12 solutions pour aller mieux.
L'élèves peut en choisir une. Alors il peut accrocher son choix sur la carte "Ce qui pourrait m'aider c'est..."










-Une carte pour réaliser cinq grandes respirations:
A chaque respiration, l'élève place une étiquette. Au bout de ses cinq respirations, il aura placé les cinq étiquettes. Cet outil aide l'élève à prendre le temps de réaliser sereinement l'exercice. Il prendra aussi conscience de ses bienfaits.


Pour réaliser ces supports visuels, je me suis largement inspirée d'un site anglophone très intéressant. Le voici!
Vous pouvez télécharger mes petites réalisations ici!







-Des Mandalas, du papier, des crayons de couleur et des feutres
Colorier des Mandalas permet à certains élèves d'éprouver du bien-être. Cette activité est propice à la concentration et à l'apaisement. D'autres enfants apprécieront de dessiner plus librement.

-Des bons de colère
 Pour ces bons, j'ai utilisé les jolies supports de 365-jeu-enfamille.com en modifiant un peu la consigne. Sur le bon original, il était écrit "jette le le plus loin possible". En classe, vous conviendrez que cela ne serait pas très approprié!






-Une boîte à colère
Dans cette boîte, les élèves peuvent jeter un bon de colère ou un dessin de leur colère ou juste un papier qu'ils auront froissé.
Pour la réaliser, faites confiance à votre créativité!

Voici ma petite réalisation:


-Une bouteille de relaxation
Le tutoriel pour sa réalisation est très simple. Prendre une jolie bouteille en plastique. La remplir d'eau aux 2/3. Ajouter des paillettes (ou d'autres petits objets colorés et légers) et du colorant. Finir de la remplir avec de l'huile. Bien fermer le bouchon avec de la colle. Et voilà!









-Quelques affichages issus de l'excellent livre "les cahiers Filliozat: Colère et retour au calme"

 



3-Les indicateurs visuels pour gérer l'attention

JP Lachaux, dans son ouvrage "Les petites bulles de l'attention" identifie quelques pistes à partager avec les élèves dans le but de les aider à mieux gérer leur attention en classe. Parmi ces pistes, la métaphore de la poutre est facile à expliquer aux élèves. Lorsque le temps de classe nécessite une très grande attention des élèves (moment de rebrassage, de mémorisation, d'explication de consignes...) expliquez aux élèves qu'ils doivent s'imaginer sur une poutre très étroite. Ils doivent rester très concentrés pour ne pas tomber. A l'inverse, lorsque les temps de classe sont plus détendus (durant un moment de création artistique, de lecture personnelle...), expliquez à vos élèves qu'ils sont maintenant sur une poutre assez large. Ils ont moins besoin de soutenir une attention forte sur la tâche. Grâce à cette métaphore, nous pouvons accompagner certains élèves dont la capacité d'attention est limitée, à identifier les moments les plus importants (poutre étroite) et les moments où ils peuvent se détendre.
Afin de faciliter le travail des élèves, vous pouvez indiquer ces moments au tableau en dessinant une poutre étroite ou large.

Certains élèves ont aussi besoin de repères dans le temps. Combien de temps dois-je encore travailler avant la récréation? avant le départ? avant une autre activité? Pour cela, il existe les étiquettes qui nous permettent d'identifier les activités prévues tout au long de la journée. C'est un minimum; toutefois je ne trouve pas que ce dispositif soit très efficace pour certains élèves. L'affichage n'est pas assez précis. J'utilise alors un minuteur que je place à un endroit du tableau spécialement dédié à certains élèves (les élèves le savent!). J'y précise également le travail qui reste à faire et les étapes qui nous amènent à la fin de la journée. Cela me demande un peu de rigueur, mais permet également, et surtout, d'apaiser parfois certaines tensions dues à l'incertitude.


4-Coopération et élèves perturbateurs

Nous sommes parfois déçus de constater que quelques élèves perturbent une séance coopérative qui nous tenait pourtant à cœur et que nous avions conçue avec passion. Ils ne se montrent pas du tout autonomes, ne se mettent pas au travail, jouent et empêchent les autres de travailler. Ces expériences ont parfois tendance à nous épuiser et à nous amener à renoncer à toute forme de collaboration.

Pourtant, nous savons aujourd'hui qu'un élève apprend s'il peut construire lui-même ses apprentissages grâce à des interactions entre pairs susceptibles de créer les conflits cognitifs.

Comment donc faire vivre sereinement la coopération en classe?
Si vous ne l'avez pas encore fait, lisez tout d'abord l'article sur le climat de classe. Il vous éclaire sur le caractère fondamental d'instaurer un climat de classe serein afin de développer chez les élèves des compétences relationnelles telles que l'empathie, l'entraide et la bienveillance. Sans cette première étape, les bases de la pédagogie coopérative ne seront pas posées et toute tentative d'activité de groupes sera vouée à un relatif échec.

Lisez également l'article sur la coopération et le travail de groupes. Il vous donnera quelques points d'appui d'une situation d'apprentissage coopératif réussie.

Ceci fait, vous aurez peut-être toujours à gérer quelques élèves à besoins particuliers dont le comportement perturbe le déroulement de la classe. Dans ce cas, ne renoncez surtout pas à la coopération pour le reste de votre classe! Prenez le parti de proposer à ces élèves de réaliser l'activité seuls. Vous constaterez peut-être qu'ils vous en seront reconnaissants et vous présenteront un plutôt bon, voire excellent travail individuel. Ne voyez pas cela comme un échec. Dites-vous que vous vous devez d'adapter vos activités aux besoins de chacun et que l'élève ainsi mis à l'écart aura tout de même comme objectif de parvenir à rejoindre le groupe dès qu'il le pourra.

5-Auto-évaluation de comportement et sous-mains des émotions

 Le contrat de comportement dans lequel l'élève s'engage à améliorer son attitude en classe est un excellent outil de gestion de certains comportements difficiles. Cependant, il est parfois compliqué pour un élève de supporter un tel suivi durant plusieurs mois. Il finit pas oublier son contrat et retrouver ses travers. Il faut alors innover et trouver de nouvelles méthodes. 

Je vous propose un partage de deux outils testés et appréciés par des collègues passionnées.

Source: "Troubles de l'attention, concrètement que faire?" de chez Tom Pouce
Le premier est un système de curseur à utiliser afin d'aider un élève à prendre conscience de sa réelle attitude. L'élève évalue lui-même son niveau d'agitation, de concentration et/ou de stress. A l'adulte ensuite (enseignant ou AVS) d'évaluer et d'échanger avec l'élève sur la cohérence ou non entre les deux évaluations.


De la même source, il existe également les cartes de rappel que l'enseignant peut, sans interrompre la classe, poser sur la table de l'élève perturbateur pour lui signifier un comportement problématique.

Merci Nolwenn pour ce partage!







Le second outil est un sous-main des émotions. Vous pouvez le télécharger ici.
Je propose ce sous-main aux élèves qui en ont besoin. Il est placé dans une pochette plastifiée pour qu'ils puissent le réutiliser. Ils écrivent leurs impressions au crayon pour tableau blanc.


Voici donc mes cinq astuces pour améliorer la gestion du groupe lorsque nous avons un ou plusieurs élèves perturbateurs. N'hésitez pas à les expérimenter!




Sources:
Daniel Goleman: "L'intelligence émotionnelle"
Isabelle Filliozat, Virginie Limousin, Eric Veillé: "Les cahiers Filliozat Colère et retour au calme" Editions Nathan 
JP Lachaux: "Les petites bulles de l'attention: Se concentrer dans un monde de distractions" Editions Odile Jacob 





samedi 4 novembre 2017

Au secours, ma classe est "bavarde"!

Les élèves entrent dans la classe et chuchotent... Le temps d'une vérification du logiciel de cantine et ces charmants bambins sont déjà tous à s'installer bruyamment. Certains s'assoient, d'autres attendent un signal, d'autres commencent à chahuter gaiement... Dans les couloirs ou en sortie, ils ne savent pas parler normalement, ils crient pour communiquer entre eux... Cette classe bavarde aura-t-elle raison de ma patience?

Nous avons tous et toutes eu au-moins une fois dans notre carrière ce genre de classes qui nous semble plus bruyant et plus agité que les autres, qui ne semble pas disposé à rester calme quoi que nous fassions...pas même lorsque vous bougez les étiquettes-prénoms dans la "zone rouge"... pas même lorsque la directrice ou le directeur entre dans la classe...pas même lorsque vous décidez de respecter vos principes du "zéro tolérance"! ILS N'ARRÊTENT JAMAIS DE PARLER...JAMAIS!

Cette situation n'est pas seulement fatigante nerveusement et physiquement mais elle rend tout apprentissage serein presque impossible. Quel temps perdu à attendre le silence, recadrer les plus bavards, répéter, bref gendarmer au lieu d'enseigner et de faire apprendre?

Nous pensons parfois avoir déjà tout essayé: Punir les perturbateurs, valoriser les élèves calmes et attentifs, attendre le silence avant de parler, utiliser une échelle de comportement, crier (ce qui n'est pas le plus efficace pour apaiser...)... mais cela ne fonctionne toujours pas. Les élèves ne se sentent pas concernés par la gestion du climat serein et préfèrent s'amuser. 

La question du bavardage en classe est directement liée à celle du climat de classe. L'important est donc d'être bien conscient que ces objets sont d'ordre systémique. Il n'existe pas de recette miracle mais les recherches nous permettent d'identifier différents axes sur lesquels nous pouvons agir. L'approche systémique du climat de classe doit être vue telle une boîte à outils que chaque enseignant peut utiliser en cohérence avec son propre contexte mais aussi sa propre sensibilité. Nous vous encourageons donc à vous questionner sur les facteurs d'amélioration du climat de classe décrits par Rosée Morissette. Lesquels actionnez-vous déjà? Lesquels pouvez-vous investir davantage?

Ce nouvel article, à prendre en compte dans le cadre d'une problématique plus globale de climat de classe, vous apporte quelques "nouvelles" pistes à explorer et se focalise sur le bavardage...

1: Identifiez les temps où l'on peut parler de ceux où l'on ne peut pas

De nombreux élèves ont besoin de repères visuels. Identifiez clairement, pour chaque activité, si les élèves ont le droit de travailler en groupe en parlant calmement, de chuchoter ou de faire silence. Il existe pour cela de nombreux supports tels que ceux-ci.
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Source: Lutin Bazar

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Source: Laclocheasonne
J'utilise pour ma part depuis peu l'excellent site internet de gestion de classe classroomscreen qui me permet d'afficher les consignes au vidéoprojecteur: travailler en groupe et parler calmement, chuchoter en binômes ou faire silence. Classroomscreen est un formidable outil  car il comporte également un audiomètre, des feux tricolores, une fonction "tirage au sort", un minuteur, un éditeur de textes, de dessins et d'autres applications très utiles au quotidien.
Si votre classe est équipée d'un vidéoprojecteur et d'internet, essayez... vous ne pourrez plus vous en passer!

Il est également souhaitable, afin d'ancrer très clairement les choses, de lister avec vos élèves les activités durant lesquelles ils ont le droit de parler, celles durant lesquelles ils ont le droit de chuchoter et celles durant lesquelles ils doivent faire silence. Une affiche ainsi réalisée par la classe vous permettra de soutenir cet apprentissage tout au long de l'année.

Un dernier conseil enfin: identifiez le niveau sonore attendu avant chaque nouvelle activité afin d'expliciter clairement vos attentes à tous les élèves.

2: Utilisez un indicateur de niveau sonore

Là encore, il en existe de nombreux sur internet. En voici de bien jolis...
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Merci encore à Lutin Bazar

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Source: Mon Ecole


Si vous avez la chance d'avoir un vidéoprojecteur, en voici un que j'apprécie particulièrement: Too noisy on line.
Vous pouvez également utiliser celui de Classroomscreen, mais il est malheureusement beaucoup moins visuel.
Dans un style beaucoup plus ludique, disons même un peu trop ludique, je partage aussi Bouncy Balls. J'avoue ne pas avoir osé utiliser cette application car je crains que les élèves ne cherchent à faire bouger les petites balles plutôt qu'à les immobiliser... N'hésitez-pas à me laisser vos commentaires si vous vous lancez dans quelques tests!

3: Utilisez des "capteurs d'attention":

Ne jamais commencer une séance avant d'obtenir le silence complet. Voici un principe que nous connaissons tous! Mais comment s'assurer que nous pouvons obtenir RAPIDEMENT silence et attention de tous? Comment ne pas perdre de nombreuses minutes précieuses à attendre coûte que coûte ce silence salvateur? Les "capteurs d'attention" pourront peut-être vous y aider. Il s'agit de petits rituels de rassemblement qui attireront l'attention de vos élèves sur le fait qu'il faut urgemment se mettre en situation d'écoute.
Il en existe de nombreux:
-Des petites phrases bien choisies et entraînantes: "Les yeux et les oreilles sur moi dans 3, 2, 1!",
-Des expressions d'échanges telles que lorsque vous dites "Classe", la classe doit répondre "OUI" et se taire. Si vous dites "Classe-classe" les élèves doivent répondre "OUI OUI" et ainsi de suite.
Règles du regroupement des oursons
Source: http://maitresse-myriam.eklablog.com
Il en existe beaucoup d'autres, vous pouvez même les inventer et demander aux élèves de les inventer! ("Banane et chocolat"..."tout le monde aux abois"; "Hocus Pocus"..."tout le monde focus"; "Pourquoi sommes-nous là?"..."pour apprendre")
-Des consignes courtes telles que lorsque vous dites "Donnez-moi vos mains!" les élèves doivent lever une main en l'air avec les doigts bien écartés pour montrer qu'il vont respecter les cinq consignes des cinq doigts de la main (1: les yeux vers la maîtresse, 2: la bouche fermée, 3: les mains relâchées, 4: se tenir droit, 5: écouter).

Pour parvenir à rendre cet outil efficace, il vous faudra entraîner votre classe et surtout respecter rigoureusement la contrainte d'attendre que l'ensemble des élèves soit silencieux et attentif. Entraînez-les à répondre ou à réagir le plus vite possible dans toutes les situations d'apprentissages, qu'il s'agisse d'activités individuelles ou de travaux de groupes. Faites constater les progrès et l’intérêt pour le climat de la classe.

Dites-vous qu'un élève qui parle à son voisin ne pourra pas comprendre les consignes que vous être en train de donner, qu'il perd son temps. Il est donc primordial de vous assurer de l'attention de tous avant toute intervention. Jean-Philippe Lachaux, dans son ouvrage "les petites bulles de l'attention" nous apporte quelques pistes concrètes pour travailler l'attention avec nos élèves. N'hésitez pas à aller consulter l'article.

  3: Intégrez des temps de parole et d'échanges durant la journée de classe

Les élèves ont besoin de parler et d'échanger pour apprendre. Les nouvelles connaissances en neurosciences l'attestent aujourd'hui. La coopération entre élèves ne peut plus être considérée comme un "petit plus" à proposer aux élèves s'ils se comportent bien. Donnez-leur quelques moments d'échanges bien cadrés et productifs, ils en ont besoin pour acquérir les compétences les plus complexes, transférer des apprentissages, résoudre des tâches complexes, créer, réaliser des productions de qualité, comprendre le monde, s'interroger, vivre le conflit cognitif qui leur permettra d'apprendre...

Pour en savoir plus, je vous invite à poursuivre votre lecture sur la page "coopération et travaux de groupes".

Au-delà de la coopération entre élèves, vous pouvez également proposer à vos élèves des rituels durant lesquels ils auront la possibilité d'échanger.

Par exemple, lorsque vous posez une question à la classe, donnez un temps de réflexion individuel puis proposez trois minutes d'échanges en binômes. Pour un retour rapide au silence, utilisez vos "capteurs d'attention" ou comptez à rebours. 

Un autre exemple consiste à donner des temps de coévaluation durant lesquels les élèves échangent sur la qualité de leur travail et réfléchissent à une évaluation la plus juste possible. Ces temps de réflexion et de métacognition sont fondamentaux dans la construction de leurs apprentissages!

  4: Restez clair(e) et constant(e)!

De tous ces beaux conseils, voici peut-être le plus important et parfois le plus difficile à suivre. Dans le cadre de ses recherches sur le climat de classe, Rosée Morissette aborde l'axe de la "sécurité affective" comme facteur d'amélioration du climat de classe. Les élèves respecteront d'autant mieux des consignes de classe que celles-ci seront constantes et toujours suivies. Le cadre donné doit être sécurisant pour les élèves. Imaginez-vous arriver en classe un matin, très motivé(e) et décidé(e) à ne rien lâcher pour que le calme règne dans votre classe. Effectivement, vous tenez bon, vous utilisez les "capteurs d'attention" et les indicateurs de niveau sonore, vous réagissez rapidement en cas de non respect...Bref, tout se passe comme vous le souhaitez! Pourtant, le lendemain, vous n'arrivez pas à l'école dans la même forme et ne parvenez pas à suivre les mêmes règles que la veille. Vous laisser quelques écarts se produire, les élèves bavardent plus longtemps. Ils sentent que vous êtes moins rigoureux(se) que la veille.

Tout ceci est affaire de dosage et de respect de soi-même. Vous savez que vous devez rester constant(e) mais aussi qu'il vous faut maintenir le même niveau d'exigences tout au long de la semaine et de l'année. Prenez donc les mesures qui vous conviennent le plus sincèrement possible. N'allez pas trop loin dans une rigueur qui ne vous convient pas. Sentez les choses et adaptez les règles à vos élèves ET à vous-même. Ainsi vos chances d'offrir à vos élèves la "sécurité affective" indispensable à leurs apprentissages sera plus grande.

Pour terminer: Le calme se communique! Rester calme permettra d'éviter l'escalade sonore.  Ceci est l'affaire de nos fameux "neurones miroirs" qui nous permettent d'agir à la manière de notre interlocuteur. Si vous êtes calme, la classe se mettra plus facilement à votre diapason. Si vous êtes énervé(e), la classe fera de même!


Sources:
-Rosée Morissette "accompagner la construction des savoirs" Editions Chenelière
-Nathalie Francols, 2017, "Prof et élèves, se faire confiance: situations quotidiennes à comprendre et à dénouer", Editions Chronique sociale











dimanche 9 octobre 2016

Le Puzzle de classe



Réaliser un puzzle collectivement est un défi à relever pour les élèves de la classe.

Il ne s'agit pas d'une affaire simple. Les élèves doivent se montrer persévérants et organisés afin de parvenir à achever le puzzle de 2000 ou 2500 pièces.

Une table est dédiée au puzzle dans un coin au fond de la classe. Les élèves (pas plus de quatre à la fois) peuvent y venir lorsqu'ils ont terminé leurs activités ou même le midi lorsqu'il pleut!

Nous devons parfois gérer quelques conflits. Cependant ils illustrent bien l'apprentissage qui est nécessaire pour réaliser une tâche difficile à plusieurs. Par exemple, des élèves s'organisent et commencent à trier les pièces d'une certaine manière, mais d'autres viennent et mélangent ces pièces par maladresse. L'échange et la bonne entente sont indispensables alors.

Grâce à cette activité, les élèves comprennent que le travail de chacun dépend de celui de l'autre et sont fiers d'y participer.



jeudi 22 septembre 2016

L'arbre de vie de la classe


L'arbre de vie de la classe 2016 2017

 
Réalisé en tout début d'année scolaire, cet arbre est l'image des richesses de notre classe.
J'ai donné à chacun de mes élèves trois petits morceaux de l'arbre: Un morceau d'écorce, une feuille et une fleur (que j'avais "habilement" dessinés à la main :) ).
Sur chacune de ces parties, ils ont dû dévoiler une partie d'eux-mêmes.
Sur l'écorce: "Ma qualité" (Pour certains, très difficile à identifier!)
Sur la feuille: " Ce que je peux faire pour aider mes camarades de classe"
Sur la fleur: "Je pense être doué(e) en...."

 Il est difficile pour certains élèves de parler de leurs qualités. Afin de les aider à se valoriser, un temps de réflexion en groupes a été proposé. Durant ce moment, chacun a pu aider l'autre à identifier ses propres qualités et réussites. De mon côté, j'ai profité de ce temps pour les observer et identifier les personnalités diverses tout en m'alertant sur les élèves manquant cruellement de confiance en eux.

Après ce temps d'échange en groupes, destiné aussi à mieux se connaître, nous sommes passés à une phase collective durant laquelle chacun est venu présenter ses trois morceaux de l'arbre et les placer sur l’œuvre collective.

Moment de partage émouvant et positif que nous nous sommes promis de ne pas oublier et de rappeler tout au long de l'année scolaire.